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Le projet
éducatif et professionnel du SNCL-FAEN préconise un
ensemble de solutions pour résoudre la profonde crise
de notre système éducatif.
Nombre d'entre elles ont un fondement pédagogique
développé dans la présente "Résolution".
Le Congrès national du SNCL-FAEN réuni à Troyes, en
novembre 2007 demande au Président de la République et
au ministre de l'Education Nationale, à l'ensemble du
gouvernement et au parlement
d'engager les réformes
préconisées par le syndicat.
Il leur demande également de
donner au service public
d'éducation et à ses personnels les moyens de remplir
leur mission.
Cela passe par
l'abandon d'une politique aveugle et systématique de
restrictions budgétaires car
les autorités de notre pays ne
doivent pas oublier que
l'éducation des jeunes
constitue avant tout un investissement pour l'avenir de
la Nation.
LES APPRENTISSAGES
FONDAMENTAUX
La maîtrise des moyens
universels de communication
est indispensable à l’acquisition des autres savoirs :
-
la lecture
et la compréhension de ce qu'on lit,
-
l'écriture,
-
les principaux modes
opératoires en
mathématiques,
-
la familiarisation et
l'utilisation des technologies informatiques
de communication.
Leur apprentissage et leur assimilation dès l’école
primaire constituent donc
une priorité absolue pour
suivre avec profit la scolarité au collège.
Cet apprentissage doit
s’accompagner d’une éducation visant à développer un
esprit critique vis-à-vis de l’utilisation d’Internet et
des médias.
La détection précoce et systématique des difficultés des
élèves dans ces apprentissages doit être organisée et
une prise en charge
adaptée à ces
élèves doit être prévue avec l'aide d'équipes
pluriprofessionnelles (pédagogiques, éducatives,
sociales, médicales…).
EN
COLLÈGE
Le collège accueille la quasi totalité des élèves à
l'issue de l'école primaire, dans un contexte social et
éducatif de plus en plus difficile. Malgré l'empilement
de réformes successives,
il ne parvient pas à assurer
la réussite de tous les élèves .
Les raisons principales de cet échec sont notamment :
·
les réformes successives qui
se sont empilées, depuis plusieurs décennies, n'ont pour
l'essentiel consisté qu'à fournir
un habillage pédagogique aux
politiques de restrictions budgétaires
et à aggraver en conséquence les conditions de travail
et d'enseignement ;
·
la réduction du nombre des
heures d'enseignement,
notamment dans les disciplines instrumentales ;
·
la suppression progressive des
voies diversifiées qui permettaient de prendre
réellement en charge tous les élèves ;
·
l'abandon d'un grand nombre
d'exigences de
niveau et de comportement pour masquer les conséquences
d'une mauvaise politique éducative ;
·
l'accroissement de l'écart
entre les établissements "ghettos" et les autres.
Ainsi la Loi
d'orientation et de programme pour l'avenir de l'Ecole
de mars 2005 apparaît inadaptée aux réalités actuelles
du collège.
Le SNCL dénonce notamment :
·
l’évolution du collège unique
qui a conduit à son échec ;
·
l'obligation de résultats
faite aux enseignants
(100 % d'élèves qualifiés
et/ou diplômés à la fin du cycle d'orientation) y
compris auprès d'élèves refusant catégoriquement tout
enseignement ou même déscolarisés ;
·
le caractère réducteur d'un
socle commun de
connaissances et de compétences
qui ne permet pas à chaque
élève de valoriser au maximum ses possibilités ;
·
le pseudo renforcement de la
liberté pédagogique,
contredit par la création de Conseils Pédagogiques et
l’accroissement des pouvoirs des chefs d'établissement ;
·
la globalisation annoncée de
disciplines qui
aura pour conséquence l'appauvrissement voire la
disparition de certains enseignements ;
·
l'incohérence de la politique
de mise en œuvre des collèges "ambition réussite"
par simple redéploiement de moyens existants, amputant
ceux des autres établissements ;
·
les "bricolages pédagogiques"
locaux, faute de
moyens suffisants, pour mettre en place notamment les
ATPE (Aide au Travail Personnalisé de l'Elève) et autres
PPRE (Projets Personnalisés de Réussite Educative) ;
·
l'attribution de la note de
vie scolaire dont
les modalités confinent parfois au ridicule et
aboutissent dans certains cas à l'effet inverse de celui
visé.
·
le
droit de veto accordé aux familles dans le cas d’une
orientation en SEGPA qui devrait être remplacé par une
procédure d’appel ;
Afin que le collège puisse transmettre et structurer les
savoirs généraux nécessaires à la poursuite d'études ou
de formations ultérieures ainsi qu'à l'insertion sociale
des futurs citoyens, le
SNCL-FAEN demande avec
insistance des réformes d'organisation de la scolarité
et les moyens
(horaires, humains et financiers)
indispensables
à la mise en place de parcours de formation diversifiés,
dans un cadre national.
-
La mise en place de
collèges à taille humaine (600 élèves maximum) avec
un taux d'encadrement suffisant.
-
L'évaluation régulière
des acquis des élèves et de leurs difficultés.
-
La prise en charge
immédiate des difficultés décelées chez les élèves
par un enseignement plus individualisé, notamment
par le biais de classes semi-hétérogènes,
fonctionnant en petits groupes, avec un horaire
renforcé.
-
Le renforcement de
l'aide au travail personnel et l'organisation d'un
véritable accompagnement éducatif.
-
Une plus grande
cohérence et harmonisation entre les disciplines.
-
Le maintien de la
SEGPA en tant que structure spécifique du collège,
dotée d'un budget particulier et de postes occupés
par un personnel qualifié qui permet l'intégration
scolaire, sociale et professionnelle d'élèves en
grande difficulté notamment par l’acquisition d’une
partie de CAP.
-
Le développement de
l'enseignement des valeurs de la République, des
fondements de la citoyenneté et des règles de
comportement.
-
La création de groupes
d'approfondissement, destinés aux élèves
volontaires, permettant ainsi à chacun d'aller au
maximum de ses possibilités au sein du service
public laïque d'éducation.
-
La diversification des
parcours de formation des élèves sous statut de
collégien, seule solution pour donner un bon niveau
de formation générale et une amorce de formation
professionnelle à tous les élèves (palier
d'orientation réversible en fin de classe de 5e
et après 14 ans, pour des élèves volontaires).
-
La scolarisation dans des
structures adaptées (dispositifs relais, centres
fermés d'éducation, etc) créées en nombre suffisant
pour des élèves en situation de refus scolaire et
qui perturbent gravement le fonctionnement des
classes et des établissements. Cela nous paraît être
la seule solution pour
mener de pair l'obligation
scolaire pour tous et le droit de chaque élève à
suivre dans de bonnes conditions une scolarité
complète.
DANS
LES LYCÉES
Tous les lycées,
qu'ils soient polyvalents, généraux et technologiques,
professionnels, ou encore labellisés lycées des métiers
doivent permettre à tous les élèves sortant du collège
d'acquérir les bases
nécessaires soit à
la poursuite d'études, soit à l'entrée dans le monde du
travail. Dans tous les cas ils doivent permettre aux
élèves de devenir des citoyens responsables.
Chaque élève, qu'il soit orienté vers un cycle court
(CAP, BEP) ou un cycle long en voie générale,
technologique ou professionnelle doit sortir du système
éducatif avec un diplôme reconnu. Il doit avoir la
possibilité de poursuivre ou de reprendre ses études
afin d'améliorer sa formation, sa qualification ou de
réaliser sa reconversion professionnelle.
Des réorientations doivent être rendues possibles par
la mise en place de passerelles entre les différentes
séries et les différentes voies professionnelle,
technologique et générale. Cela permettra, par un
véritable décloisonnement, d’éviter ainsi des échecs
souvent liés à une mauvaise orientation ou a de mauvais
choix initiaux.
Il faut constater que
le baccalauréat
général a aujourd'hui perdu beaucoup de sa valeur et
n'assure en rien un avenir professionnel.
L'objectif avoué de faire obtenir ce diplôme au plus
grand nombre était certes louable mais la méthode
utilisée (abaissement des exigences) pour atteindre cet
objectif l'est, elle, beaucoup moins. Mieux vaut un bac
réussi par le travail et qui ouvre de réels débouchés
qu'un bac bradé qui, une fois en poche, ne sert plus
guère qu'à s'inscrire dans le supérieur mais sans réel
avenir assuré.
Le SNCL demande le retour à un véritable
examen de cycle terminal
marquant ainsi la
fin des études secondaires et attestant d'un niveau de
savoirs et de savoir-faire indispensable à la poursuite
d'études supérieures fructueuses.
Etre bachelier doit redevenir une fierté pour le
lycéen, le résultat d'un travail, d'une réussite
scolaire et non une simple banalisation. Cela passe par
une véritable reconnaissance de ce diplôme.
Le collégien qui passe en lycée découvre un monde
nouveau de liberté à l'âge difficile de l'adolescence.
Le manque de maturité, d'investissement, d'intérêt, de
soutien familial, de véritable projet etc … que l'on
observe parfois constituent autant de facteurs
d'échec dès la seconde.
Des lycées de
taille humaine (1
000 élèves maximum) avec un taux d'encadrement suffisant
(infirmier, conseiller d'orientation psychologue,
personnels d'éducation…), des équipements adaptés dans
un cadre de vie sécurisé et agréable devraient faciliter
l'intégration et la réussite de tous.
Pour remplir
correctement sa mission, le SNCL estime que les lycées
doivent bénéficier de moyens spécifiques :
-
une généralisation de
l'aide individualisée dès la seconde ;
-
la réelle possibilité
du choix de 2 options facultatives ;
-
le retour des TPE dans
les deux niveaux du cycle terminal afin de favoriser
l'esprit de recherche, d'organisation des élèves et
le décloisonnement disciplinaire tout en préparant
au mieux les futurs bacheliers aux études
supérieures ;
De plus, le SNCL demande :
-
des programmes qui dès
2009 soient actualisés, plus concrets et plus
cohérents entre les différentes disciplines et qui
soient réalisables.
Ils doivent fixer des
objectifs de connaissance et de savoir-faire en
liaison entre les cycles et en corrélation avec
l'examen terminal ;
-
des emplois du temps
des élèves mieux équilibrés et plus en corrélation
avec leur capacité d'attention;
-
des plages horaires
communes pour la pratique d'activités liées à des
projets ;
-
une véritable coupure
minimale de 1 heure 30 entre matinée et après-midi ;
-
un savoir-faire pris
en compte dans l'examen final et évalué par des
enseignants extérieurs à l'établissement ;
-
le maintien du palier
d'orientation en seconde ainsi que des filières
existantes dans le cycle terminal ;
-
la suppression du
passage automatique de première en terminale dont
l'effet néfaste pourrait être corrigé par la refonte
du cycle terminal.;
POUR
UNE PLUS GRANDE EFFICACITÉ PÉDAGOGIQUE
L'amélioration du fonctionnement des écoles, des
collèges et des lycées passe à la fois par une
clarification de leurs missions, une réorganisation de
la scolarité des élèves et par l'amélioration des
conditions de travail des personnels.
Le S.N.C.L. demande
notamment :
-
le droit au travail
dans la sérénité, en toute sécurité dans tous les
établissements, ce qui passe par le respect des
personnes et des règles de civilité notamment par
l'application du règlement intérieur, par le
rétablissement de la discipline ainsi que par la
lutte contre toute forme de violence ;
-
la Dotation Horaire
Globale doit permettre d’assurer tous les
enseignements obligatoires, dans la totalité de leur
horaire officiel, ainsi que les besoins réels de
l’établissement ;
-
l’obligation de
réaliser des établissements scolaires de taille
humaine avec un maximum de 600 élèves en collège et
de 1 000 élèves en lycée. Ces bâtiments construits
par les collectivités territoriales selon des normes
strictes édictées par l’État, devront être dotées
d'ateliers, d’équipements et de salles adaptées aux
différentes activités et formations dispensées;
-
la dotation de tous
les établissements en moyens modernes d'information
et de communication ;
-
la prise en compte de
l'évolution du métier dans la définition du service
des enseignants, en collège (SEGPA et EREA inclus)
comme en lycée, la définition dans toutes les
disciplines d’un service global hebdomadaire de 18
heures et 15 heures pour les agrégés, dont 1/6
sera consacré à la concertation, à l’heure de vie de
classe et au suivi plus individualisé des élèves ;
-
l’indispensable
allégement de l’effectif des classes et la
multiplication de groupes à effectifs réduits afin
de rétablir des conditions d’enseignement et de
discipline convenables et répondre aux problèmes
liés à l’hétérogénéité des classes par :
- l’ouverture systématique de nouvelles classes de
manière à ce qu’aucune d’elles ne compte plus de
24 élèves en collège et en
lycée professionnel, 30 élèves en lycée général et
technologique,
- l’abaissement
de ces maxima dans les établissements de l'éducation
prioritaire ou qui rencontrent des difficultés
particulières ou dans les classes qui prennent en charge
des élèves en grande difficulté.
- pour les classes intégrant des élèves handicapés, la
reconnaissance de la surcharge de travail pour les
enseignants consécutive à la prise en charge des
difficultés spécifiques de ces élèves, la nécessité de
formation et d'information pour l'ensemble des
personnels concernés, la présence indispensable
d'assistants de vie scolaire mieux formés et mieux
rémunérés ;
- la possibilité de mettre deux enseignants par classe
dans certains cas,
- la limitation, pour les S.E.G.P.A., à 15 élèves en
enseignement général et à 8 en atelier,
·
un bilan de la politique des
cycles avant leur éventuel maintien, modification ou
suppression,
·
des CDI mieux dotés, mieux
équipés, la création de nombreux postes et
l'augmentation du recrutement de professeurs
documentalistes titulaires afin d'élargir les plages
horaires d'ouvertures des CDI, pour mieux prendre en
compte les activités pédagogiques,
·
le renforcement des équipes
éducatives placées sous la responsabilité du CPE, dans
chaque établissement, et l'unification des statuts des
différentes catégories de surveillants,
·
l'attribution d'une heure de
décharge de service à chaque professeur principal pour
lui permettre d'assurer les nombreuses tâches
supplémentaires qui lui ont été imposées ces dernières
années sans remettre en cause le paiement de l’ISOE,
·
le recrutement et
l’affectation de personnels titulaires spécialisés pour
assurer la maintenance et le fonctionnement des réseaux
informatiques, besoin émergent mais pérenne,
·
l’affectation de personnels de
laboratoire qualifiés en SVT et en Physique Chimie dans
tous les établissements,
·
une meilleure reconnaissance
et prise en compte par les programmes scolaires, dans le
cadre national, des réalités historiques, culturelles et
linguistiques régionales, notamment pour les DOM et les
COM,
·
de meilleures liaisons
école-collège, collège-lycée et lycée-enseignement
supérieur pour un suivi plus efficace des élèves. Le
travail qui en découle doit être inclus dans l’horaire
de service actuel,
·
la création de locaux
modernes, fonctionnels avec le développement de points
TICE, de salles d'études, de lecture ou multimédia
surveillées, de salles de travaux pratiques équipées en
informatique, de salles d’étude,
·
la saisie des notes par les
enseignants facilitée par l'utilisation généralisée d'un
seul et même logiciel et à partir de n'importe quel
poste informatique en liaison Internet,
·
des équipements sportifs de
proximité de qualité, répondant aux normes de sécurité
et permettant la pratique du plus grand nombre
d'activités sportives dans le cadre des programmes mais
aussi de l'UNSS,
·
des structures d'hébergement
rénovées permettant aux élèves internes d'effectuer
leurs études dans les meilleures conditions,
·
des créations d’internat en
collèges et en lycées.
POUR
LA FORMATION
Le S.N.C.L. demande, pour tous les personnels, la mise en
place d'une politique de formation performante et
ambitieuse.
1 - La formation initiale
Le SNCL demande que le concours soit avancé à la fin de
l'année de la licence, l'allongement sur deux années
pleines de la durée de la formation ainsi que la
généralisation des mesures d'accompagnement prévues
pendant les deux premières années de la titularisation.
* avant le concours
-
le développement de la
pré-professionnalisation aux métiers de l’éducation
dès la première année de préparation de la licence.
Ces modules devraient pouvoir être pris en compte
pour la validation des diplômes universitaires,
-
la création d’un
statut «d’élève professeur» pour la première des
deux années de formation qui définirait pour chaque
candidat admis en I.U.F.M ses droits et ses
obligations tout en lui assurant un salaire,
-
l’adaptation régulière
des concours et de leurs contenus à l’évolution des
métiers de l’enseignement.
* après le concours
-
un bilan de la mise en
place des "cahiers des charges" et leur adaptation
éventuelle,
-
l’harmonisation de la
validation de la formation concrétisée pour tous par
l’attribution du master dans le cadre du LMD
(licence, master, doctorat), afin de valoriser la
formation professionnelle suivie,
-
la possibilité offerte
à tous les lauréats au concours d’une affectation
dans l’I.U.F.M de l’académie d’inscription,
-
la possibilité pendant
les 2 années de formation d’exercer en collège et
en lycée pendant une durée significative,
-
la décharge d'une
partie de leur service pour les tuteurs volontaires,
-
une véritable
formation à la gestion des groupes, aux situations
de crise, à la législation et à la réglementation,
aux règles de sécurité, à la responsabilité.
Enfin, le SNCL – FAEN demande
que les spécificités de chaque type d'établissement
(écoles, collège, lycées) soient au cœur de la formation
initiale.
2 - Pour la formation continue
le SNCL-FAEN dénonce le
déficit de formation continue constaté dans l'Education
Nationale, tant par rapport aux autres administrations
qu'au secteur privé.
Cette situation est fortement
préjudiciable à l'efficacité du système éducatif.
Le SNCL-FAEN demande la
définition d'une formation continue conçue comme une
formation initiale prolongée et
-
le bénéfice d’une
décharge de service pour tout personnel changeant de
type d’établissement ou de discipline afin de suivre
une formation continue,
-
une véritable
formation continue tout au long de la carrière,
prise sur le temps de travail et permettant à tous
les collègues la maîtrise tant des nouveaux
programmes que des nouvelles technologies,
-
l’augmentation du
contingent des congés de formation,
-
une année pleine de
formation adaptée pour tous les lauréats des
concours internes ou assimilés,
-
une formation
spécifique destinée aux professeurs principaux pour
leur permettre d'assurer dans de bonnes conditions
les tâches multiples qui leur sont confiées (PPRE,
participation à l'orientation, etc.).
3 – Pour les non-titulaires
Le SNCL –FAEN réclame qu'une formation, initiale et
continue, soit définie et mise en place pour les
non-titulaires et qu'elle soit dispensée dans les IUFM.
ÉVALUATIONS ET EXAMENS
L'évaluation constitue un élément essentiel dans le
repérage des élèves en difficulté comme pour la
vérification de l'assimilation des connaissances et de
la structuration des savoirs.
Les professeurs doivent donc disposer du temps
nécessaire à la préparation et à la réalisation
d'évaluations régulières, parfois effectuées par des
personnels extérieurs à l'établissement.
Ces évaluations des savoirs et des savoir-faire doivent
être suivies d'actions de rattrapage plus
individualisées pour traiter les causes très diverses
des difficultés des élèves.
Evaluations et actions de rattrapage nécessitent une
importante concertation entre les membres de l'équipe
éducative, les élèves et leurs parents. Cette
concertation doit être intégrée dans le service actuel
des personnels, faute de quoi les multiples dispositifs
conçus ne constituent que des effets d'annonce aggravant
les conditions de travail des enseignants sans réel
bénéfice pour les élèves.
L’évaluation continue ne doit
pas se substituer aux examens terminaux qui doivent
rester des diplômes nationaux.
Le SNCL-FAEN dénonce les pressions de toutes origines
exercées sur les enseignants lorsque le contrôle continu
est pris en compte dans l'attribution des examens.
Le SNCL-FAEN dénonce également un abaissement des
exigences qui pour minorer la réalité de l'échec
scolaire dévalorise les examens et trompe les élèves
ainsi que leurs familles.
LES PASSAGES DE CLASSE
Le SNCL – FAEN demande
la suppression des passages
automatiques de classes,
démobilisateurs pour certains élèves,
le respect de l'avis du
conseil de
classe
et le remplacement
des commissions d'appel par des examens d'appel.
Ces examens seraient passés à
la même période que le brevet et les baccalauréats afin
de ne pas perturber le fonctionnement des
établissements.
L'ORIENTATION
L'école a pour mission de prendre en charge des élèves
très différents (compréhension, capacité de travail,
entourage familial et social, etc.) et de
permettre à chacun d'eux
d'aller au maximum de ses possibilités.
En s'appuyant sur les goûts, aptitudes et acquis des
élèves mais également en tenant compte des tendances
lourdes du marché du travail, l'orientation a pour
objectif de permettre à l'élève de
construire progressivement son
parcours scolaire et son insertion professionnelle.
L'évolution rapide de l'économie, l'augmentation de la
fréquence des reconversions doivent conduire chaque
élève à aller le
plus loin possible dans la voie qu'il s'est choisie et
l'acquisition de connaissances générales.
L'orientation doit
être un processus long et continu,
se déroulant tout au long de la scolarité, qui combine
l'observation des élèves, leur large information et
préparation ainsi que celle de leur famille, réflexion
puis décision.
Le SNCL demande que les élèves reçoivent
progressivement une information complète sur les cursus
scolaires, les métiers et leurs débouchés, véritable
préparation à l'orientation.
Les contenus
généraux et le cadre de l’éducation à l’orientation
doivent être fixés par le Ministère avec plus de
précision et un horaire doit être prévu. Mais pour
l'essentiel, l'élaboration des dispositifs doit demeurer
du ressort de l'équipe éducative formés à l’orientation
en liaison avec les C.O.Psy.
Un horaire minimum
de présence des Conseillers d’Orientation Psychologues
devrait être fixé pour chaque classe,
notamment dans le cadre de l’heure de vie de classe, ce
qui implique la création des postes et le recrutement
des personnels nécessaires.
Les élèves volontaires devraient pouvoir effectuer des
stages de sensibilisation en lycée professionnel et, dès
la fin de la classe de 5e pour ceux qui
seraient particulièrement motivés, être orientés en
lycée professionnel. Ils devraient avoir la possibilité
de faire des stages de découverte en entreprise dès la
classe de 4e.
D'une
façon générale, le
SNCL préconise la définition d'un "droit à l'essai"
permettant aux élèves d'effectuer une partie de leur
scolarité de collégien en dehors du collège,
tout en conservant leur statut
de collégien et la possibilité de retourner en collège,
à la fin d'une année scolaire,
pendant tout le temps de la scolarité obligatoire.
L'instauration de
parcours diversifiés
de scolarité et
une plus grande modularité
du temps passé dans
chaque cycle d'enseignement permettraient à des élèves
plus lents, ou souhaitant effectuer des stages de
sensibilisation ou de découverte, d'acquérir le contenu
du socle commun tout en sortant de la seule alternative
passage de classe ou redoublement.
Le congrès du SNCL-FAEN demande également que des
mesures concrètes soient enfin prises pour
valoriser l'image des
formations professionnelles :
-
orientation vers les
formations professionnelles sur des critères de
motivation, d'aptitudes et de compétences,
-
mise en place de
véritables passerelles entre les voies
générales, technologiques et professionnelles
facilitant les réorientations ainsi que
les poursuites d'études ou de formations,
-
l'élaboration de
cursus de formations professionnelles permettant au
détenteur d'un diplôme professionnel soit de
s'insérer dans le monde du travail, soit de
poursuivre sa formation,
-
le versement d'une
indemnité pour tous les jeunes qui choisissent la
voie professionnelle afin de compenser le
coût plus élevé de la scolarité.
L'amélioration de l'orientation vers les formations
professionnelles postule que soit améliorée la double
adéquation vœux
des élèves/formations
proposées et
formations
proposées/débouchés.
Dans ce but le SNCL-FAEN demande que
le ministère du travail
publie, chaque année, les prévisions à court, moyen et
long termes des
besoins en recrutement de chaque branche
professionnelle.
Compte tenu des parcours scolaires variés, de la
nécessité de favoriser les réorientations et de
permettre de probables reconversions ultérieures dans le
cadre de la formation tout au long de la vie,
le SNCL-FAEN demande que le
passage des diplômes professionnels de niveau V se fasse
par l'obtention d'unités de valeur capitalisables.
POUR DES PROGRAMMES
RÉNOVÉS ET COHÉRENTS
Le SNCL demande une
plus grande lisibilité des programmes,
tant pour les élèves que pour les enseignants, de la
sixième à la terminale, une plus grande adaptation à
l’évolution de la société et de ses besoins.
Ceux-ci ne peuvent être rédigés qu’en accord avec ceux
chargés de leur mise en œuvre et qu’après qu’un bilan
ait été tiré de l'application des précédents.
Les acteurs
du système sont les
mieux placés pour juger des difficultés rencontrées par
les élèves.
Ils devront être rédigés avec le souci constant des
exigences en savoirs et en savoir-faire, de l’intérêt
qu’ils pourront présenter pour l’élève, de la
qualification requise pour l’enseignant, de la
corrélation à la fois verticale intra disciplinaire et
transversale pluridisciplinaire, mais aussi de l’horaire
dévolu à la discipline.
Le SNCL demande aussi
une plus grande
complémentarité
entre les programmes des disciplines. Mieux vaut des
programmes clairs, cohérents et réalisables.
LE REMPLACEMENT DES
PROFESSEURS ABSENTS
Le
SNCL – FAEN réaffirme son opposition résolue à
l'imposition de "remplacements de courte durée"
qui aggravent, les conditions de travail et ne
constituent, au mieux, qu'une garderie éducative.
Afin de favoriser la stabilité des équipes
pédagogiques, le syndicat demande :
Le SNCL demande également que les TZR exercent
uniquement dans leur discipline, y compris en études
dirigées ou en soutien pédagogique.
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