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Le SNCL a reçu
de nombreuses et vigoureuses réactions de collègues, à
juste titre scandalisés par la création d'un site
Internet privé qui permet aux élèves de "noter" leurs
professeurs. Il s'agit d'une opération démagogique,
destinée à saper l'autorité des enseignants en les
mettant à égalité avec les élèves et probablement à
recueillir des ressources financières publicitaires
liées à une très forte consultation du site.
Des collègues ont
consulté leur "notation" et certains se sont eux-mêmes
attribué plusieurs fois la note de 20/20 afin de faire
remonter leur moyenne !
Des organisations
syndicales ont déclaré étudier la possibilité de
poursuites judiciaires, d'autres saisissent la CNIL
auprès de laquelle le site a été déclaré.
Le concepteur de ce site
étant diplômé en "droit public", on peut
légitimement penser que les précautions élémentaires ont
été prises. De toutes façons, de telles démarches
prendront des mois, voire des années avant d'aboutir.
Le
SNCL se devait de réagir rapidement, efficacement .
C'est chose faite puisque
nous avons adressé mercredi 13 février un communiqué
à la presse dont vous trouverez ci-joint le texte.
Un
courrier a été adressé le 14 février au Ministre
pour lui demander deux choses :
·
De faire respecter les
prérogatives d'évaluateurs et de notateurs des
inspecteurs et des personnels de direction en
préconisant toutes les possibilités de recours
juridique.
·
De
faire respecter les enseignants placés sous son autorité
en accordant à ceux qui s'estimeraient diffamés
la protection juridique prévue à
l'article 11 du statut de la fonction publique.
Mais une prise de position
de principe, même très ferme, n'est pas suffisante pour
stopper rapidement le processus.
C'est pourquoi le SNCL
doit demander à chaque enseignant de s'impliquer
personnellement pour défendre ses droits ou tout
simplement éviter que l'on y porte atteinte.
Le
procédé est simple
(il s'appuie sur les dispositions de la loi
"Informatique et liberté" immédiatement applicables)
et peu coûteux.
De plus, il réduira
très sensiblement la capacité de nuisance de ce site
en ensevelissant ses administrateurs sous des tâches
administratives lourdes et nombreuses.
En outre, le bénéfice
financier que les promoteurs de ce site pouvaient en
espérer (ressources publicitaires) sera
grandement amputé par le surcoût de ces tâches
administratives supplémentaires.
Enfin, en réduisant le
nombre des victimes potentielles, il en limitera
l'attractivité sur ceux qui veulent "bouffer du prof".
Le
SNCL FAEN demande donc à chaque enseignant, qu'il figure
ou non sur le site, d'adresser au gérant un courrier en
recommandé avec "accusé de réception" demandant à ne pas
figurer ou à en être radié s'ils y figurent.
Les 800 000 enseignants
des 1er et 2nd degrés constituent
autant de victimes potentielles. Si seulement 1 % de ces
enseignants (ou même de simples citoyens) effectuent
cette démarche, les gestionnaires de ce site recevront 8
000 demandes de vérification et de radiation.
De plus, il devrait
envoyer 8 000 lettres ordinaires accusant réception de
la demande, rembourser 8 000 lettres recommandées et
vérifier à chaque connexion d'élève que le nom du
professeur noté ne se trouve pas dans la liste de ceux
qui ne veulent pas y figurer.
Et si les demandes sont
encore plus nombreuses, la charge sera encore plus
lourde.
Et bien entendu nous
pouvons fournir sur simple demande un modèle de
lettre réalisé avec l'aide d'un militant du
SNAPAI FAEN familier des questions juridiques.
Si les collègues
figurent sur le site, ils doivent vérifier (48 heures
après la réception de la lettre recommandée) qu'ils ont
bien été retirés.
S'ils s'y trouvent encore, imprimer la page. Cette
impression fera foi pour saisir la CNIL.
Documents joints :
Communiqué de presse du SNCL FAEN
Téléchargez le
modèle de lettre
(en format Word) à
adresser au responsable du site pour exiger que l'on
retire votre nom.
Pour vous connecter
sur le site incriminé et vérifier si votre nom y
apparaît :
cliquez ici |